Solstice :
- ÉTYM. V. 1265; solsticium, v. 1119; lat. solstitium, de sol « soleil », et stare « s’arrêter », parce que le Soleil semble être stationnaire pendant quelques jours.
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- 1 Cour. | Solstice d’hiver* (21 ou 22 déc.), solstice d’été* (21 ou 22 juin) : jours, respectivement le plus court et le plus long de l’année (è Saison).
- 1 Ce qui se déploie en lui (Jaurès), c’est une vision du mouvement de l’année. Le rythme processionnel des quatre saisons. La vie de l’humanité suspendue elle-même aux clous d’or des solstices. Le temps des moissons. Le temps des fruits.
- J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. IV, xxiii, p. 254.
- 2 (1756). Astron. Chacune des deux époques où le Soleil* atteint son plus grand éloignement angulaire du plan de l’équateur; point de l’écliptique qui y correspond (→ Gnomon, cit. 1; inégal, cit. 1). | Les solstices sont sur le diamètre de l’écliptique* perpendiculaire à la ligne des équinoxes*. | Colure* des solstices. — Figuré, littéraire :
- 2 Mais certains défauts, certaines qualités sont moins attachés à tel individu, à tel autre, qu’à tel ou tel moment de l’existence considéré au point de vue social. Ils sont presque extérieurs aux individus, lesquels passent dans leur lumière comme sous des solstices variés, préexistants, généraux, inévitables.
- Proust, le Temps retrouvé, Pl., t. III, p. 970.
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- DÉR. Solsticial.
SOLSTICE [sol-sti-s'] s. m. Littré
Terme d’astronomie. Temps où le soleil, étant le plus éloigné de l’équateur, paraît stationnaire pendant quelques jours. Le solstice d’hiver arrive quand le soleil est au tropique du Capricorne, ce qui fait le jour le plus court de l’hiver ; et le solstice d’été, lorsqu’il est au tropique du Cancer, ce qui donne le plus long jour de l’été. ♦ Je ne sais par quelle condescendance pour les coutumes romaines il [Jules César] commença l’année au temps où elle ne commence point, huit jours après le solstice d’hiver, VOLT., Dict. phil. almanach. ♦ Dès le temps de Jules César, le solstice civil, politique, fut fixé au 25 décembre ; c’était à Rome une fête où l’on célébrait le retour du soleil, VOLT., ib. Noël. ♦ Les points des équinoxes et des solstices étaient déterminés par le lever et le coucher des étoiles, BAILLY, Hist. astr. anc. p. 190 ♦ La première observation grecque, ou du moins la plus ancienne qui ait été conservée, est celle du solstice d’été, faite par Euctémon et par Méton l’an 432, BAILLY, ib. p. 226 ♦ En observant assidûment les solstices et les équinoxes, Hipparque s’aperçut aisément que ces points ne divisaient pas l’année en parties égales, BAILLY, Hist. astr. mod. t. I, p. 86 ♦ Pourquoi connaît-il [l'animal] les vents et les marées, les équinoxes et les solstices ?, CHATEAUBR., Génie, I, V, 9
Fig. ♦ Cet ordre heureux fit régner la justice, Et fut pour nous l’époque et le solstice Du vrai bonheur, qui, depuis ces beaux jours, Fut de la terre exilé pour toujours, J. B. ROUSS., Allég. II, 4 ♦ L’âge mûr, à son tour, solstice de la vie, S’arrête et sur lui-même un instant se replie, DELILLE, Imag. VI
ÉTYMOLOGIE
Lat. solstitium, de sol, soleil, et stitium, pour statium, de stare (voy. ⤷STABLE).